Dakar, 10 nov. 2025 (VIBRACTU) – L’ancien coordonnateur du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), Pape Malick Ndour, est convoqué ce lundi à 10h au Pôle judiciaire financier pour la pose de son bracelet électronique.
Cette mesure de contrôle judiciaire a été décidée après son inculpation pour association de malfaiteurs, détournement de plus de 2,7 milliards de francs CFA et blanchiment de capitaux.
Vendredi dernier, il avait été présenté au procureur à l’issue de sa garde à vue à la Division des Investigations Criminelles (DIC).
Le juge d’instruction a choisi la surveillance électronique au lieu de la détention préventive.
Son avocat, Me El Hadji Diouf, joint ce matin par VIBRACTU, dénonce une décision « insensée et incompréhensible », estimant que son client n’a « rien à faire dans ce dossier » et qu’il « n’a même pas été invité à consigner » alors qu’il s’agit d’une affaire de détournement de fonds publics.
Cette convocation, programmée d’avance sans nul doute, intervient 48 heures après le Téra Meeting d’Ousmane Sonko, au cours duquel le chef du Pastef a affirmé que le dossier de Pape Malick Ndour découlait d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur sa gestion au PRODAC.
Des propos que Pape Malick Ndour a vivement réfutés dans une déclaration publique sur les réseaux sociaux, parlant d’accusations fallacieuses et absurdes.
Selon lui, le premier article sur le « rapport du PRODAC » a été publié en juin 2018, soit un an avant sa nomination à la tête du programme, intervenue en juin 2019.
Il rappelle aussi que l’auteur supposé du rapport, Samba Laobé Dieng, est décédé huit mois avant sa prise de fonction.
« Je n’ai jamais été entendu par l’IGF, ni rencontré l’un de ses enquêteurs », soutient-il.
Pape Malick Ndour annonce qu’il va saisir le ministre des Finances, Cheikh Diba dès ce lundi, pour obtenir une attestation prouvant qu’il était encore économiste au MEF à la période concernée.
« Je n’ai rien à cacher ni à craindre. La République mérite mieux que les manipulations et les contre-vérités », conclut-il.


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