CAN 2025 : quand la presse sportive sénégalaise tient bon malgré les difficultés, le regard tourné vers Diagna Ndiaye (Par Boubacar Kambel DIENG)

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Dakar, 11 janvier 2026 (VIBRACTU) – Au village de la CAN 2025 à Tanger, la presse sportive sénégalaise traverse une période de grandes difficultés. Une réalité connue, palpable, mais que les principaux concernés taisent volontairement. Par pudeur. Par professionnalisme. Par respect pour leur métier.
Connaissant mes confrères, je sais qu’ils resteront fair-play, fidèles à l’éthique, malgré les contraintes et les sacrifices. La dignité avant tout.

Les faits sont pourtant clairs. Sur un budget initial estimé à 50 millions de francs CFA, la presse sportive n’a pu encaisser officiellement que 15 millions de la Fédération sénégalaise de football et seulement 3 millions du ministère des Sports. Le gap est immense et pèse lourdement sur le quotidien de journalistes engagés au cœur d’une compétition majeure.

L’histoire récente parle d’elle-même. En 2014, lorsque le Sénégal reçoit l’Angola à Conakry, suite à la suspension du stade Léopold Sédar Senghor, les sportifs et supporters retiennent surtout le pénalty manqué par l’attaquant des Lions Demba Bâ. Mais les journalistes sportifs, eux, gardent en mémoire un autre fait, plus fort encore pour leur vécu : le geste fraternel de Diagna Ndiaye, qui met alors à disposition 5 millions de francs CFA pour soutenir une presse sportive en difficulté.

Quatre ans plus tard, en 2018, à l’hôtel Pullman de Dakar, informé des mêmes réalités lors d’un copieux repas avec les journalistes sportifs, le mécène récidive. 20 millions de francs CFA, remis avec discrétion, mais avec grandeur.

Aujourd’hui à Tanger, la situation interpelle de nouveau. Elle ne cadre ni avec le rang ni avec l’histoire de la presse sportive sénégalaise. L’ANPS est sans doute l’association de presse sportive la plus dynamique d’Afrique, et très certainement parmi les premières au monde.
Les chiffres en témoignent : 247 accréditations obtenues pour nos journalistes à cette CAN 2025. Pour cette édition, la plus forte colonie de journalistes sportifs présents est sénégalaise.

Fondée en 1970 par Serigne Aly Cissé, cette presse fait la fierté du pays. Le Sénégal préside aujourd’hui l’AIPS Afrique à travers Abdoulaye Thiam, président de l’ANPS et vice-président de l’AIPS Monde.

Elle s’inscrit dans l’héritage de grandes figures du sport mondial comme Lamine Diack, Kéba Mbaye, Abdoulaye Sèye Moreau. Et Diagna Ndiaye est l’héritier légitime de cette lignée.
Parrain de la dynamique commission féminine de l’ANPS dirigée par Soda Thiam, il demeure un ami constant de la presse sportive.

À deux paliers d’une deuxième étoile, un geste fort est attendu.
C’est ce que l’on attend des grands mécènes du sport national.
Et Diagna Ndiaye en fait incontestablement partie.

BKD…

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