(Justice/Médias) – Convocation d’Asma Khadija de Sen TV pour offense à Sonko : la journaliste riposte depuis l’étranger et accuse la justice de partialité

61

Dakar, 26 nov. 2025 (VIBRACTU) – Dans une longue déclaration publiée en ligne ce mercredi, la journaliste de la Sen TV, Asma Khadija, revient en détail sur la convocation que deux gendarmes ont tenté de lui remettre, le lundi 24 novembre, dans les locaux de son employeur.
Elle affirme avoir immédiatement alerté son avocat, qui lui a indiqué que le procureur souhaite qu’elle « prouve » certains propos tenus dans un ou deux posts Facebook.

Parmi eux, l’affirmation selon laquelle « Ousmane Sonko se serait rendu à Sweet Beauty le jour de la Tabaski », un point qu’elle dit n’avoir fait que reprendre à partir des déclarations publiques de Ndèye Khady Ndiaye.

Asma Khadija estime que si la recherche de vérité motive réellement la convocation, « alors il faut rouvrir le dossier Adji Sarr – Sonko », qu’elle juge « bien plus fourni » que ses propres publications.
Elle suggère qu’évoquer le nom d’Adji Sarr « fait peut-être trembler l’autre partie ».

La journaliste interpelle ensuite directement le procureur en ces termes : où était la justice, demande-t-elle, lorsque des militants l’ont visée en avril 2024 après une question posée sur le tandem Diomaye–Sonko ; lorsqu’en juillet-août 2024, des images fabriquées en 2020 ont circulé pour l’humilier ; ou encore lorsqu’elle dit avoir reçu des menaces de mort, subi un cyberharcèlement constant, déménagé à plusieurs reprises et vu son domicile cambriolé.
« Pourquoi ai-je été abandonnée aux meutes numériques ? », écrit-elle.

Elle affirme que la justice ne peut être « forte avec les faibles et faible avec les forts », et demande que les personnes diffusant de fausses images la ciblant soient, elles aussi, convoquées pour « prouver leurs allégations ».
Elle rappelle qu’elle a « une famille, un mari, des enfants » et que sa dignité « n’est pas négociable ».

Asma Khadija précise ne pas défier la justice, mais simplement être hors du territoire national, une situation déjà notifiée par son avocat. Elle assure qu’elle répondra à la convocation « en citoyenne responsable » dès son retour.

Elle conclut en estimant que dans un pays confronté à une crise économique et sociale, l’envoi de gendarmes pour une publication Facebook ne devrait pas être une priorité.

« La République mérite mieux que des distractions. Elle mérite la vérité, la cohérence, la justice », affirme-t-elle.

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *