(PASTEF Diaspora) – Alerte rouge : 41 cadres du MONCAP recadrent Diomaye dans une lettre au ton inédit

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Dakar, 21 nov. 2025 (VIBRACTU) – Une onde de choc venue de la Diaspora secoue la majorité présidentielle. Quarante-et-un cadres du MONCAP Diaspora, considérés comme des piliers historiques du projet « Jub-Jubal-Jubanti », ont adressé au Président de la République une lettre ouverte officielle au ton particulièrement franc et assumé.

Ce mémorandum, rédigé depuis Paris (France), se veut un appel solennel au sursaut alors que, selon eux, un malaise croissant s’installe au sein du parti PASTEF et jusque dans les sphères de l’État.

Dès les premières lignes, les signataires rappellent leur rôle central dans la victoire de la Rupture, affirmant avoir été « le creuset intellectuel » d’une transformation politique promise au peuple.
Mais aujourd’hui, ils tirent la sonnette d’alarme. Pour eux, un désalignement dangereux s’est installé au sommet, créant frustration et inquiétude au sein des militants patriotes. Ils évoquent notamment l’entrave aux prérogatives du Premier ministre Ousmane Sonko, qui n’aurait pas la liberté nécessaire pour composer son équipe, freinant ainsi la dynamique des réformes attendues .

À cette première alerte s’ajoute une critique encore plus directe : les cadres dénoncent le retour progressif de l’ancien système, avec le recyclage d’acteurs jadis combattus.
Pour eux, cette tendance constitue une « trahison » de l’élan qui avait porté la coalition au pouvoir.

Ils estiment également que le MONCAP Diaspora, pourtant présenté comme un vivier stratégique, est aujourd’hui relégué au second plan, au profit d’opportunismes politiques contraires à l’esprit de la Rupture .

Face à ce constat, les 41 signataires formulent trois exigences claires.
Ils appellent d’abord à un nettoyage politique, invitant le Président à se libérer des influences qui brouillent la ligne de gouvernance.
Ensuite, ils plaident pour une union sacrée au sommet, jugeant indispensable une convergence totale entre le chef de l’État et son Premier ministre.
Enfin, ils réclament un retour à la base patriotique, permettant au gouvernement d’avancer avec des équipes choisies sans entrave et en cohérence avec le projet initial .

Dans leur démarche, les cadres insistent n’attendre « ni postes ni privilèges ». Leur bataille, disent-ils, est celle de la cohérence, de la fidélité à la parole donnée et du respect du mandat confié par le peuple.
Leur lettre s’achève sur un message sans ambiguïté. Ils refusent que la victoire de la Rupture devienne une désillusion, et demandent un signal fort pour rassurer les Sénégalais et préserver l’essence du changement porté il y a quelques mois.

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