Dakar, 11 janvier 2026 (VIBRACTU) – La Sous-commission Santé et Protection Sociale du MONCAP Diaspora (Section France) pointe une absence de communication consolidée et documentée du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, plusieurs semaines après l’annonce, le 18 décembre 2025, d’une mission d’inspection dans l’affaire SOFTCARE–ARP.
À ce jour, aucune conclusion officielle, ni mesure opérationnelle clairement établie, n’a été portée à la connaissance du public, alors que les produits incriminés, à savoir couches pour bébé et serviettes hygiéniques, demeurent commercialisés.
La Sous-commission rappelle que ces produits, destinés à des populations vulnérables, relèvent du champ des « autres produits de santé » et sont soumis à des exigences strictes d’autorisation, de gouvernance qualité, de traçabilité des matières premières et de capacité de retrait ou de rappel.
Des informations techniques évoquent des non-conformités présumées, dont la découverte d’environ 1 300 kg de matières premières aux conditions de stockage insuffisamment maîtrisées, ainsi que des allégations de pressions et d’influences indues lors des inspections.
Face à ce contexte, le MONCAP Diaspora recommande de maintenir toute mesure conservatoire tant que des preuves techniques vérifiables ne sont pas publiées, d’assurer la préservation des éléments de preuve, de clarifier le régime réglementaire applicable à SOFTCARE, et de protéger l’indépendance des inspecteurs.
Un silence prolongé, avertit la Sous-commission, fragilise la confiance du public et accroît les risques pour la santé collective.


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