Dakar, 19 février 2026 (VIBRACTU) – Le gouvernement a adopté hier en Conseil des ministres le projet de loi modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. Le texte prévoit un net renforcement des sanctions liées aux actes dits « contre-nature ».
La réforme précise la définition de ces actes et fixe des peines de 5 à 10 ans de prison. Les amendes annoncées varient entre 2 et 10 millions de FCFA. L’apologie et le financement de ces pratiques seraient également intégrés dans le champ des infractions.
En parallèle, les dénonciations sans preuve seraient punies de 3 mois à 2 ans d’emprisonnement, avec une amende de 200 000 à 500 000 FCFA.
Cette adoption intervient dans un contexte de forte tension. Ces dernières semaines, plusieurs arrestations de personnes (19 au tôt pour le moment), présentées comme présumées homosexuelles ont relancé le débat public.
Des voix réclament une criminalisation plus ferme, tandis que le parti au pouvoir avait pris l’engagement de durcir la législation.
Le texte doit maintenant être examiné par l’Assemblée nationale. La balle est désormais dans le camp des députés.


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