(Télécoms) – Starlink au Sénégal : une révolution numérique qui divise

15

Dakar, 5 février 2026 (VIBRACTU) – L’arrivée officielle de Starlink au Sénégal, annoncée par Elon Musk le 4 février 2026, marque un tournant majeur dans le secteur des télécommunications. Fournisseur d’accès à Internet par satellite, Starlink est désormais intégré au « New Deal technologique » du gouvernement, avec l’ambition affichée de réduire la fracture numérique.

Sous l’impulsion du ministre de la Communication et des Télécommunications, Alioune Sall, l’État a négocié l’acquisition de 5 000 kits Starlink à tarif préférentiel. Objectif : connecter gratuitement un million de Sénégalais d’ici le premier semestre 2026, en priorité dans les zones rurales, frontalières et au sein des services publics comme les écoles et les postes de santé.

Mais cette arrivée ne fait pas l’unanimité. Le Syndicat des Travailleurs de Sonatel (SYTS) dénonce un manque de transparence dans l’attribution de la licence et s’inquiète des conséquences pour l’opérateur historique et pour l’emploi local.

Si Starlink promet une couverture quasi universelle et des débits élevés, son coût, sa sensibilité aux intempéries et la question de la souveraineté numérique alimentent le débat. Confier une infrastructure stratégique à un acteur étranger pose, pour certains, un vrai défi en matière d’indépendance technologique.

Entre opportunité et prudence, le Sénégal avance sur une ligne de crête.

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *