Dakar, 21 avril 2026 (VIBRACTU) – Ce qui se passe aujourd’hui à la Fédération sénégalaise de football n’est plus un simple malaise : c’est un signal d’alerte majeur.
Faisons très attention. Après une élection déjà controversée à la tête de l’instance, voilà que la Fédération s’enfonce dans des turbulences inquiétantes, au moment même où un dossier crucial est en prolongation devant le Tribunal arbitral du sport, relatif à la finale de la CAN 2025. Dans un tel contexte, la priorité devrait être la cohésion et la défense des intérêts du football sénégalais.
Mais que constate-t-on ? Des rivalités internes, des invectives, des injures… et désormais une affaire de primes qui éclabousse davantage l’institution. Cette succession de crises donne l’image d’une Fédération fragilisée, où certains semblent plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par la mission qui leur est confiée.
Le risque est clair : la FSF est en train de jouer avec sa crédibilité. Et à ce rythme, les conséquences peuvent être lourdes. Il ne faut pas oublier que le Sénégal a déjà connu l’ère d’un comité de normalisation, imposé justement à la suite de crises internes devenues ingérables. Replonger dans une telle situation serait un aveu d’échec collectif.
Et au-delà, plane la menace d’un retour de bâton de la Fédération internationale de football (FIFA) qui n’hésite pas à sanctionner les fédérations nationales incapables de garantir une gestion saine et stable.
Diriger le football, ce n’est pas se servir, c’est servir. Ceux qui l’oublient mettent en danger tout un héritage. Le football sénégalais mérite mieux. Il mérite des dirigeants responsables, à la hauteur des enjeux. Avant qu’il ne soit trop tard.


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