Médine, 15 mai 2026 (VIBRACTU) – Dans le jardin de Mazra’a, entre palmiers et étals bien garnis, les pèlerins ne viennent pas seulement pour acheter des dattes. Ils viennent aussi chercher une part d’histoire et de spiritualité liée à la ville du Prophète Muhammad.
Ici, une variété attire particulièrement l’attention : la datte Ajwa. Petite, sombre, légèrement sucrée, elle est intimement liée à la tradition prophétique. Selon un enseignement bien connu, le Prophète Muhammad a recommandé de consommer 7 dattes Ajwa le matin, affirmant que cela protège, avec la permission de Dieu, contre le mal, les mauvais esprits et certains dangers durant la journée.
Dans la boutique, les vendeurs présentent ces dattes avec soin. Les pèlerins sénégalais s’approchent, écoutent, goûtent. “On ne prend pas seulement un fruit, on prend une sunna”, explique un guide du groupe.
Cette pratique donne une dimension particulière à la visite. Le simple geste de manger une datte devient un acte de foi, un rappel de la vie du Prophète et de ses recommandations quotidiennes.
Autour, les discussions s’animent. Certains achètent des boîtes d’Ajwa pour leurs familles, d’autres posent des questions sur leur origine. Toutes viennent des palmeraies de Médine, réputées depuis des siècles.
Dans ce jardin de Mazra’a, tradition et modernité se croisent. Mais au-delà du commerce, c’est une leçon simple qui se dégage : en Islam, même les gestes les plus ordinaires, comme manger, peuvent devenir porteurs de bénédictions.
Une halte à la fois gourmande… et profondément spirituelle.


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