Dakar, 27 juillet 2026 (VIBRACTU) – La position défendue par Lansana Gagny Sakho sur RFM Matin tranche avec les accommodements qui ont longtemps structuré la vie gouvernementale. Pour lui, la ligne est désormais claire : on ne peut pas prétendre servir la majorité présidentielle tout en s’investissant dans une coalition qui combat son projet. Cette contradiction, devenue trop visible pour être ignorée, appelle une clarification nette.
Ceux qui ne sont pas alignés avec la vision du Chef de l’État doivent, selon lui, « rendre le tablier », non par esprit de confrontation, mais par exigence de cohérence.
Les faits rapportés par la presse illustrent cette tension. Plusieurs ministres, tout en occupant des responsabilités au sein du gouvernement, continuent de participer activement aux activités de la coalition APTE, engagée dans une dynamique politique opposée à celle portée par Kiiraay, les Patriotes Républicains.
Leur absence collective lors du lancement de cette nouvelle formation – notamment Déthié Fall, Moustapha Guirassy, Boubacar Camara et Cheikh Tidiane Diéye – a ravivé les interrogations sur leur loyauté institutionnelle, dans un contexte déjà marqué par des accusations de double appartenance.
Le constat est tout aussi frappant du côté des directeurs généraux, présidents de conseil d’administration et responsables d’entités publiques. Beaucoup se sont affichés, comme des larrons en foire, lors du congrès du Pastef, revendiquant une proximité politique qui ne souffrait d’aucune ambiguïté.
Les mêmes ont pourtant choisi de bouder le lancement de Kiiraay, formation portée par la majorité présidentielle. Cette attitude, lourde de symboles, interroge sur leur alignement réel et sur leur capacité à porter loyalement la vision du Chef de l’État. Et rien ne suppose que nous n’ayons pas affaire à des taupes capables de bloquer l’action gouvernementale, de ralentir les réformes ou de neutraliser de l’intérieur les orientations stratégiques définies par le Président de la République.
Dans ce contexte, un élément mérite d’être rappelé : Ousmane Sonko lui‑même, à Touba, avait demandé au Président de la République de relever de leurs fonctions tous les PCA et directeurs généraux issus du Pastef. Cette main tendue doit être prise comme une opportunité pour remettre sur les rails la gouvernance du secteur parapublic, et améliorer l’efficience de l’action du gouvernement. Il ne s’agit pas d’une purge, mais d’un acte de cohérence institutionnelle : garantir que ceux qui portent la vision du Chef de l’État disposent non seulement d’une compétence avérée, mais aussi d’un alignement clair avec ses priorités stratégiques.
Ce pays regorge de cadres compétents, disponibles, engagés, prêts à accompagner Son Excellence le Président de la République dans la mise en œuvre de son projet national. Le temps des ambiguïtés, des équilibres fragiles et des stratégies de ruse est révolu.
L’heure est à la clarté, au courage et à la responsabilité. Comme l’a résumé Lansana Gagny Sakho, il n’y a vraiment pas besoin de chercher midi à quatorze heures.


Pas de commentaire