Dakar, 18 août Le dossier opposant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) à l’entreprise espagnole AEE Power connaît un nouveau développement avec l’ouverture d’une information judiciaire annoncée par le parquet financier. Une décision qui relance les interrogations autour de l’exécution du marché d’électrification rurale et des conditions dans lesquelles les opérations financières ont été menées.
Plusieurs chefs d’accusation sont visés dans le cadre de la procédure. Le parquet évoque notamment des faits présumés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics, de faux et usage de faux en écriture publique et privée, de blanchiment de capitaux, de corruption, de prise illégale d’intérêts et de trafic d’influence. D’autres infractions susceptibles d’être révélées au cours des investigations pourraient également être examinées.
37 milliards de francs sont pistés par la parquet financier.
Du côté de Thierno Alassane Sall et de ses partisans, ce nouveau rebondissement est accueilli avec satisfaction. Le leader de la République des Valeurs, qui avait multiplié les alertes sur ce dossier, voit dans cette évolution une étape importante pour permettre à la justice de faire toute la lumière sur les faits dénoncés. Ses soutiens souhaitent désormais que la procédure aille jusqu’à l’établissement des éventuelles responsabilités.
À l’ASER, le directeur général Jean-Michel Sène affiche, pour sa part, une totale sérénité. Il suit l’évolution de la procédure avec confiance, laissant aux enquêteurs et aux magistrats le soin d’examiner les différents éléments du dossier.
Entre satisfaction dans le camp de TAS et sérénité affichée à l’ASER, l’affaire entre ainsi dans une nouvelle phase, désormais placée sous le regard de la justice.


Pas de commentaire