Assemblée nationale : une députée de PASTEF défend Diomaye, accuse ses collègues de vouloir « bloquer » le pays et dénonce un « vampirisme » politique

Views
IMG 20261001 WA0002

Dakar, 1er oct. 2026 (VIBRACTU) – Le ton est monté d’un cran, jeudi, à l’Assemblée nationale. Prenant la parole en séance plénière, la députée Félicité Mbougar Sarr a affiché un soutien sans ambiguïté au président Bassirou Diomaye Faye, tout en s’en prenant frontalement à certains députés de PASTEF.

« Je l’ai applaudi hier, je l’applaudis aujourd’hui et je l’applaudirai demain », a-t-elle lancé, revendiquant publiquement son soutien au chef de l’État. Selon elle, le président de la République a réussi à « débloquer le pays » après une période qu’elle décrit comme marquée par l’immobilisme.

Mais c’est surtout son réquisitoire contre certains de ses collègues qui a retenu l’attention. Félicité Mbougar Sarr affirme voir derrière certaines critiques une volonté de mettre le président en difficulté. « Le plan, c’était quoi ? Tout bloquer, vous faire échouer et espérer débarquer en messie. C’est ça la vérité », a-t-elle déclaré.

La députée a également dénoncé ce qu’elle considère comme un « acharnement » contre Bassirou Diomaye Faye, tout en mettant en avant sa « sérénité » face aux tensions politiques.

Les fonds spéciaux de la Primature au cœur de sa charge

Félicité Mbougar Sarr a ensuite déplacé le débat sur la question des fonds spéciaux. Elle estime qu’une attention particulière est accordée aux fonds de la présidence, alors que ceux de la Primature seraient, selon elle, beaucoup moins évoqués.

Elle a notamment cité le dispositif « Jaam Casamance », lié, selon ses propos, aux initiatives en faveur de la paix en Casamance. La députée a alors interpellé ses collègues : « Est-ce que cette paix en Casamance vous arrange ? Est-ce que le Plan Diomaye pour la Casamance vous dérange ? »

Elle a surtout dénoncé ce qu’elle présente comme un détournement de l’objectif de ces fonds, affirmant que des ressources destinées à la Casamance auraient servi à l’acquisition de véhicules de luxe. Des accusations formulées depuis la tribune parlementaire et qu’elle a utilisées pour qualifier certaines pratiques de « lâcheté ».

La parlementaire est allée plus loin en évoquant l’exploitation politique des victimes. « Se servir des morts comme des marches d’escalier pour accéder au pouvoir, c’est du vampirisme », a-t-elle martelé, évoquant le chiffre de 87 morts.

Elle a également défendu une conception discrète de l’action sociale du chef de l’État, estimant que l’aide apportée aux populations ne devrait pas nécessairement être exposée publiquement.

« Monsieur le Président, avancez »

En conclusion, Félicité Mbougar Sarr a directement appelé Bassirou Diomaye Faye à poursuivre son action. « Monsieur le Président, avancez. Votre conscience est bien tranquille », lui a-t-elle lancé.

Aux ministres et directeurs généraux, elle a parallèlement rappelé que les fonctions publiques sont temporaires et les a invités à rester proches des populations. « Le pouvoir a une fin », a-t-elle averti.

Son intervention s’est achevée par un message adressé au ministre de la Justice, dont elle a salué l’action : « Ce que vous avez fait est tout à fait normal. Que la paix soit sur vous. »

Avec Seneweb

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *