Dakar, 17 oct. 2026 (VIBRACTU) – Longtemps attendu en équipe nationale, Malang Sarr a enfin découvert la Tanière en septembre 2026. Dans une interview publiée sur le site de la Fédération sénégalaise de football (FSF), le défenseur central gaucher revient sur sa première sélection, l’émotion de porter le maillot national, la disparition de son père et ses ambitions avec les Lions. Entre souvenirs d’enfance, transmission familiale et volonté de s’imposer dans un groupe en pleine transition, le joueur se livre sans détour.
Le 29 septembre 2026, à Bahir Dar, en Éthiopie, Malang Sarr a vécu un moment qu’il attendait depuis longtemps. À près de 1 800 mètres d’altitude, le défenseur a honoré sa première sélection avec le Sénégal par une victoire et une cage inviolée. Une entrée réussie malgré les conditions difficiles, qui donne le ton de ses ambitions avec les Lions.
« Commencer la sélection par une victoire, c’est vraiment une belle chose », confie-t-il, heureux d’avoir contribué à ce succès. Pour lui, cette première apparition avait une dimension particulière. Lorsque l’hymne national a retenti, ses pensées se sont tournées vers ses parents, sa famille et surtout son père, disparu alors qu’il était encore jeune.
« Tout ce que je suis aujourd’hui […] c’est par rapport aux valeurs qu’il m’a inculquées », explique le joueur. Son père l’a accompagné dans ses premiers pas dans le football, l’a soutenu dans son parcours et lui a transmis son amour de l’équipe nationale. Porter aujourd’hui le maillot du Sénégal, c’est donc réaliser un rêve personnel, mais aussi poursuivre celui d’un père qui espérait le voir devenir professionnel et représenter son pays.
De Nice à Rufisque, une identité profondément familiale
Originaire du quartier des Moulins, à Nice, Malang Sarr décrit une enfance simple, marquée par la solidarité entre ses trois frères et l’attention de ses parents. Après le décès de son père, la famille s’est davantage soudée. Cette épreuve l’a obligé à grandir plus vite, à mûrir et à prendre conscience de l’importance des choix pour son avenir.
L’éducation reçue reste, selon lui, le socle de la personne qu’il est devenue. Entre l’école, les exigences scolaires de ses parents et les entraînements de football, il a appris à concilier discipline et ambition.
Rufisque occupe également une place centrale dans son histoire. La ville sénégalaise, où vivent de nombreux membres de sa famille paternelle et maternelle, est son rendez-vous habituel pendant les vacances. « Je suis un Boy Teungueth, ça c’est sûr », lance-t-il avec fierté, revendiquant son attachement à cette terre où ses racines familiales sont profondément ancrées.
Une nouvelle responsabilité dans la Tanière
Si sa première convocation est arrivée après la Coupe du monde, à laquelle il espérait participer, le défenseur assure avoir tourné la page de cette déception. Il estime que son arrivée intervient au moment opportun, alors que la sélection traverse une phase de transition entre les cadres historiques et une nouvelle génération appelée à prendre davantage de responsabilités.
Accueilli chaleureusement par ses coéquipiers, il dit avoir bénéficié des conseils d’Idrissa Gana Guèye et de Kalidou Koulibaly, notamment sur le fonctionnement du groupe et les attentes liées au maillot national. Il se dit prêt à assumer un rôle important, sans considérer cette responsabilité comme une pression.
Malang Sarr retrouve également Patrick Vieira, son ancien entraîneur, avec lequel il entretient une relation de confiance. Le nouveau sélectionneur lui a présenté son projet à long terme et l’a invité à y prendre part.
Sur le terrain, le défenseur mise sur sa vitesse, sa qualité de relance et son efficacité dans les duels. Il cite Paolo Maldini comme une référence, tout en reconnaissant l’influence de joueurs comme Thiago Silva et Nicolas Pépé.
Aux supporters sénégalais, il promet engagement et détermination, avec un objectif clair : gagner des trophées et rendre le peuple fier. Pour Malang Sarr, la première sélection n’est donc qu’un commencement. Entre héritage familial, attachement au Sénégal et ambition sportive, le défenseur entend désormais écrire sa propre histoire avec les Lions.
Boubacar Kambel DIENG


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