(Nécrologie) – Décès de Mody Niang à 81 ans : une plume libre et une conscience exigeante s’éteignent

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Dakar, 17 oct. 2026 (VIBRACTU) – Le Sénégal perd l’une de ses voix les plus libres. Mody Niang, inspecteur de l’enseignement à la retraite, ancien membre de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), écrivain engagé et ancien président du conseil d’administration du quotidien national Le Soleil, est décédé ce samedi 17 octobre 2026, à l’âge de 81 ans.

Avec sa disparition, c’est une figure de l’école publique et du débat citoyen qui s’en va. Toute sa vie, Mody Niang aura défendu l’éducation, la rigueur dans le service public et le respect des principes qui fondent une République.

Inspecteur de l’enseignement pendant de longues années, il a consacré une grande partie de sa carrière à l’école sénégalaise. Pour lui, l’éducation était bien plus qu’un moyen d’apprendre : elle constituait un pilier essentiel pour former des citoyens responsables et préparer l’avenir du pays.

Mais Mody Niang ne s’est pas limité au monde de l’éducation. Après sa carrière administrative, il s’est imposé comme un observateur attentif de la vie publique. À travers ses livres, ses contributions et ses prises de position, il intervenait régulièrement sur les questions de gouvernance, de démocratie et de gestion des affaires publiques.

Son style direct et ses critiques sans détour lui ont valu une place particulière dans le débat national. Il n’hésitait pas à interpeller les dirigeants et à dénoncer ce qu’il considérait comme des manquements aux exigences de transparence et de bonne gouvernance. Son engagement reposait sur une conviction constante : les responsabilités publiques doivent s’exercer dans le respect de l’intérêt général.

Son passage à l’OFNAC et à la tête du conseil d’administration du Soleil témoigne également de son implication dans les institutions et la vie publique du Sénégal.

Au-delà de ses fonctions, Mody Niang laisse le souvenir d’un homme attaché à ses convictions, qui a fait de l’écriture et de la parole des moyens de participer à la vie de la nation. Ses interventions, parfois sévères, traduisaient son attachement à une République où la responsabilité, l’intégrité et le respect des citoyens doivent primer.

La levée du corps est prévue ce samedi à l’hôpital Principal de Dakar. L’inhumation aura lieu à Koki, son village natal.

En perdant Mody Niang, le Sénégal voit disparaître un homme qui aura consacré une grande partie de son existence à l’école, à l’écriture et à la défense de ses convictions. Son parcours rappelle qu’au-delà des fonctions occupées, l’engagement d’un citoyen se mesure aussi à sa volonté de faire entendre sa voix et de contribuer au débat public.

Que la terre de Koki lui soit légère.

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