(Dakar, 11 nov. 2025) – VIBRACTU tient à présenter ses sincères excuses à ses lecteurs pour l’erreur publiée ce mardi concernant le procès de Ndella Madior Diouf, fondatrice de la pouponnière Keur Yeurmandé. Contrairement à ce qui avait été annoncé, sur la base d’une source généralement bien informée, le procès n’a pas encore débuté.
Selon les dernières informations recueillies, l’interrogatoire de Ndella Madior Diouf est prévu ce vendredi devant la chambre criminelle. C’est à l’issue de cette audition que la date exacte du procès sera fixée, marquant une nouvelle étape dans cette affaire qui avait profondément ému l’opinion publique.
Pour rappel, cette affaire remonte à décembre 2023, après la diffusion de vidéos montrant des enfants présumés victimes de maltraitance dans la pouponnière Keur Yeurmandé. La fondatrice est poursuivie pour des faits jugés très graves, notamment pour homicide involontaire, complicité d’homicide involontaire, traite de personnes, exercice illégal de la médecine, privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort, obtention illicite de certificats d’inhumation, mise en danger de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger et exploitation d’une pouponnière sans autorisation administrative.
Lors de son audition au fond, la directrice de la radio Saphir FM avait rejeté toutes les accusations portées contre elle. L’enquête, menée par la Brigade de protection de la Sûreté urbaine, avait révélé des négligences graves : 6 bébés sont décédés, tandis que 48 autres enfants avaient dû être évacués vers des structures sanitaires pour une prise en charge d’urgence.
Les investigations ont également mis au jour des irrégularités dans l’établissement des certificats de décès et d’inhumation, délivrés par la structure Sos Santé, également dirigée par Ndella Madior Diouf.
Trois de ses co-inculpés, qui avaient bénéficié d’une liberté provisoire, sont aujourd’hui en fuite. Ils sont accusés d’avoir procédé à l’enterrement clandestin de deux nourrissons décédés dans la pouponnière.
Depuis son placement sous mandat de dépôt, Ndella Madior Diouf a introduit plusieurs demandes de mise en liberté provisoire, toutes restées sans suite jusqu’à présent.
VIBRACTU renouvelle ses excuses à ses lecteurs et réaffirme son engagement à fournir des informations fiables, vérifiées et accessibles à tous.


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