Dakar, 12 nov. 2025 (VIBRACTU) – Nous vivons dans un monde où tout va vite.
Les mots partent dans tous les sens.
Les points de vue s’affrontent parfois.
les débats s’enflamment.
Et au milieu de tout ce bruit, on oublie parfois l’essentiel : écouter.
Pas pour répondre, pas pour convaincre.
Juste pour comprendre.
Et si nos différences devenaient des invitations ?
Des occasions de découvrir une autre manière de faire, de penser, de croire ?
Peut-être qu’au fond, la richesse de notre humanité se trouve justement là dans la diversité de nos expériences et de nos regards.
Apprendre à écouter l’autre, c’est accepter de ne pas tout maîtriser.
C’est reconnaître qu’il peut exister une vérité différente de la nôtre, et qu’elle mérite autant de respect.
Ce n’est pas toujours confortable, parfois, ça bouscule, ça dérange.
Mais c’est à ce moment que le cœur devient plus disponible, plus curieux, plus en paix.
Écouter sans vouloir « avoir raison »,
c’est faire le choix du lien plutôt que de l’ego.
C’est dire : « Je ne comprends pas tout, mais je veux continuer à t’écouter. »
Et cette attitude, si simple en apparence, change tout.
Parce qu’elle nous ramène à l’essentiel : la reconnaissance mutuelle, l’humilité et le lien.
Ce ne sont pas nos ressemblances, mais bien nos différences, qui font la beauté de la vie.
Imaginez un monde où tout le monde penserait, parlerait, réagirait pareil.
Un monde sans diversité, sans surprise, où l’on n’apprendrait plus rien.
Ce serait comme un livre aux pages blanches, sans histoire à raconter.
Nos cultures, nos sensibilités et nos parcours contribuent, à leur manière, à rendre le monde plus riche et plus humain.
Oui ! C’est parce que nous sommes différents que nous avons la possibilité d’apprendre les uns des autres,
de grandir ensemble, de nous remettre en question.
Mais il faut parfois du courage pour aller vers l’autre, non pas superficiellement, mais avec authenticité et cœur.
Regarder l’autre non comme un adversaire,
mais comme un miroir qui nous montre une partie de nous que nous ignorions.
En vérité, ce n’est pas la différence qui crée la distance.
C’est la peur qu’elle éveille : la peur d’être jugé(e), rejeté(e), incompris(e) et surtout de ne pas être aimé(e).
Ces peurs ferme les portes, durcit les voix, éloigne les âmes.
Mais quand elles s’apaisent, quelque chose d’inattendu se produit : la différence devient un pont.
Un pont entre deux mondes, entre deux vérités, entre deux humanités qui, au fond, cherchent la même chose : être vues, entendues, respectées.
Alors et si on réapprenait à se parler autrement ?
Sans chercher à convaincre, mais avec le désir sincère de rester reliés.
En se rappelant que la paix ne naît pas toujours des grands discours, mais souvent de ces petits gestes d’ouverture, de ces silences qui accueillent au lieu de juger,
de ces « je t’écoute » dits avec le cœur.
Alors la prochaine fois que quelqu’un ne pensera pas comme vous, au lieu de vous fermer, respirez.
Accueillez cette différence comme une occasion de vous ouvrir et de grandir.
Peut-être qu’elle n’est pas là pour vous contrarier, mais pour vous compléter.
Quand on cesse de vouloir avoir raison,
on découvre la beauté d’avoir un cœur en paix.
« VIBRE AVEC COACH MARIÉME SAKHO » : Et si nos différences étaient des ponts plutôt que des murs ?


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