Dakar, 13 nov. 2025 (VIBRACTU) – Sur les ondes de la RFM et un plus tôt par une correspondance, Me Moussa Bocar Thiam a annoncé avoir saisi l’Inspection générale de l’administration de la justice (IGAJ) pour dénoncer l’attitude du juge d’instruction Idrissa Diarra, en charge du dossier de Farba Ngom.
Selon l’avocat, ce juge « met en danger la vie de son client » en refusant sans raison valable sa mise en liberté provisoire, malgré plusieurs expertises médicales alarmantes.
Me Moussa Bocar Thiam explique que c’est le juge lui-même qui avait demandé à l’Ordre des médecins du Sénégal de désigner un expert pour examiner Farba Ngom. Ce premier expert a conclu que l’état de santé de l’ancien député est « incompatible avec le milieu carcéral ». Mais, insatisfait, le juge Idrissa Diarra a ordonné de nouvelles expertises complémentaires avec un collègue de trois autres médecins.
Tous ont tous confirmé la même chose en concluant que la santé de Farba Ngom ne lui permet pas de rester en prison, et il risque même la mort dans son sommeil.
Malgré ces rapports médicaux, le juge maintient Farba Ngom en détention. « Le juge n’a aucun fondement pour refuser la liberté provisoire », a dénoncé Me Moussa Bocar Thiam, qui estime qu’un tel comportement constitue un délit de « mise en danger de la vie d’autrui ».
C’est pourquoi il a saisi l’IGAJ, même si, précise-t-il, seule la ministre de la Justice peut officiellement la saisir. « Nous l’avons fait pour alerter, pour dénoncer un comportement inadmissible et incompréhensible », a-t-il ajouté.
L’avocat affirme également qu’il existe une « main politique » derrière ce refus, accusant directement le juge Idrissa Diarra de bloquer la liberté provisoire de son client pour des raisons étrangères au droit.
Pour rappel, Farba Ngom a été incarcéré le 27 février 2025 à la suite de la levée de son immunité parlementaire. Il est poursuivi dans le cadre d’une enquête menée par le Pool judiciaire financier pour détournement présumé de fonds publics, blanchiment d’argent et association de malfaiteurs.
Ces accusations portent sur des mouvements financiers jugés suspects par les enquêteurs et signalés dans des rapports de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières).
Depuis son incarcération, plusieurs demandes de liberté provisoire ont été rejetées.


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