Dakar, 14 nov. 2025 (VIBRACTU) – La révélation de la journaliste santé de la RFM, Awa Mbaye, donne la mesure de la menace : « Pour chaque diabétique connu, deux autres s’ignorent en Afrique. »
En cette Journée mondiale du diabète, cette réalité impose un appel fort à la prévention et surtout au dépistage précoce, seule barrière efficace contre l’évolution silencieuse de la maladie.
Le diabète progresse rapidement sur le continent. Beaucoup de personnes vivent avec sans le savoir, faute de symptômes visibles au début et faute de dépistage régulier. Cette découverte tardive entraîne des complications graves et coûteuses.
Au Sénégal, la prévalence atteint désormais 4,2 %. Au centre Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao, plus de 2 000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année depuis les années 2000, alors qu’on n’en comptait que 200 auparavant.
Selon des statistiques officielles, le service suit aujourd’hui plus de 60 000 patients, preuve de la pression croissante.
La spécialiste du diabète, Pr Maïmouna Ndour Mbaye, directrice du centre précité, avertit que le diabète est une maladie chronique à vie, et surtout à soins coûteux. Sans dépistage précoce, les patients arrivent tard, souvent avec des complications sévères : insuffisance rénale, cécité, maladies cardiovasculaires ou amputations. Elle insiste sur la nécessité d’un dépistage systématique pour réduire ces risques et les coûts.
Selon l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (ASSAD), de nombreux patients dépensent jusqu’à 75 000 FCFA par mois, soit environ 900 000 FCFA par an pour l’insulinothérapie et les analyses.
Ces coûts représentent une lourde charge pour les familles et soulignent l’urgence d’une stratégie de prévention plus forte.
Cette situation dépasse même le Sénégal. D’après plusieurs sources, l’Afrique pourrait passer de 25 à 60 millions de diabétiques d’ici 2050, une progression fulgurante.
À l’échelle mondiale, les projections annoncent près de 850 millions de malades en 2050.
Plus que jamais, il est urgent de sensibiliser, dépister et prévenir pour freiner cette progression inquiétante du diabète chez nous.


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