« VIBRE AVEC COACH MARIÉME SAKHO » – À celles et ceux qui se battent en silence : vous n’êtes pas seuls

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Dakar, 26 nov. 2025 (VIBRACTU) – Dans nos communautés, beaucoup d’hommes et de femmes ont grandi avec l’idée qu’il fallait être fort(e), ne rien montrer, ne rien dire, se débrouiller seul(e).
Pourtant, derrière ce silence imposé, il y a souvent des émotions retenues, des nuits difficiles et une immense solitude invisible.

Demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse.
C’est un geste profondément humain.
C’est même, parfois, le début d’une guérison.

Cette lettre est pour celles et ceux qui pensent encore qu’ils doivent tout affronter seul(e)s.

Lettre à celles et ceux qui souffrent en silence

Mon/ma cher(e) ami(e),

Je t’écris parce que je te vois.
Je vois cette force que tu portes sans bruit.
Ce « ça va » que tu répètes même quand, à l’intérieur, rien ne va.
Ce sourire que tu affiches pour rassurer les autres, alors qu’au fond, tu t’épuises à tenir bon.

Tu avances comme si demander de l’aide était une faiblesse.
Comme si montrer ta vulnérabilité t’exposait au jugement ou à l’incompréhension.
Alors tu gardes tout.
Tu prends sur toi.
Tu fais semblant d’être solide, même quand le poids des soucis devient trop lourd.

Mais tu sais, il faut une immense force pour oser dire :
« Je ne vais pas bien. »
Il faut beaucoup de courage pour briser ce silence que tu as appris à garder.

Tu n’y es pour rien si tu t’es habitué(e) à tout enfouir.
Beaucoup d’entre nous ont grandi dans des environnements où l’on valorisait la retenue, la patience, la discrétion.
On nous a appris à tenir, à supporter, à ne surtout pas déranger.
Alors on a fait ce qu’on pouvait : on a tout gardé à l’intérieur.

Mais aucun cœur ne peut porter sa peine indéfiniment.
Le tien non plus.

Parfois, parler ne règle pas tout,
mais cela ouvre un espace
et permet de faire de nouveau circuler l’air.

Et il existe des personnes qui savent écouter.
Vraiment.
Sans jugement.
Sans curiosité malsaine.
Sans vouloir te donner des leçons.
Elles savent simplement écouter avec respect et humanité.

Tu n’as pas besoin de tout leur dire.
Ni d’expliquer chaque détail.
Tu peux avancer à ton rythme, sans pression.

Aujourd’hui, je souhaite que tu te rappelles une chose essentielle :
Tu n’as pas à porter le monde seul(e).
Tu as le droit d’être fatigué(e).
Le droit d’être fragile certains jours.
Le droit d’avoir besoin d’une oreille attentive, d’une présence sûre, d’un espace où déposer ce que tu traverses.

Ce n’est pas un aveu de faiblesse.
C’est un acte de courage.
Un acte d’amour envers toi-même.

Un jour, quand tu seras prêt(e), tu pourras t’ouvrir à l’une de ces personnes qui savent écouter sans blesser.
Celles qui accueillent, qui respectent, qui comprennent.
Celles qui entendent au lieu de juger.

Tu mérites ce soutien-là.
Tu mérites de ne plus tout porter seul(e).
Tu mérites de respirer un peu plus librement.

Avec une infinie douceur,
Marième Sakho
Mastercoach professionnelle

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