Dakar, 31 janvier 2026 (VIBRACTU) – L’absence de Dakar parmi les villes hôtes de la Saison 6 de la Basketball Africa League (BAL) ne laisse pas indifférent. Longtemps considérée comme l’une des places fortes du basketball africain, la capitale sénégalaise est totalement écartée de l’organisation de cette nouvelle édition, suscitant une réelle déception chez de nombreux observateurs.
Cette mise à l’écart interroge d’autant plus que Dakar avait, ces dernières années, su s’imposer comme un pôle d’attraction majeur de la BAL, portée par la ferveur du public et une forte visibilité continentale. Aujourd’hui, certains acteurs évoquent un manque de politique sportive claire et proactive au Sénégal, notamment dans l’anticipation, l’investissement et l’accompagnement des grands événements internationaux.
À l’inverse, d’autres capitales africaines ont su se structurer et se positionner durablement.
Dans ce contexte, la BAL a choisi de confier l’organisation de sa sixième saison à trois villes. Pretoria, en Afrique du Sud, accueillera la Conférence Kalahari du 27 mars au 5 avril, pour la troisième fois consécutive. Rabat, au Maroc, abritera la Conférence Sahara du 24 avril au 3 mai, confirmant la capacité du royaume à répondre aux exigences de la ligue. Enfin, Kigali, au Rwanda, recevra les Finals 8 du 22 au 31 mai, avec les meilleures équipes des deux conférences.
Sur le plan sportif, douze clubs sont qualifiés pour cette Saison 6 et se disputeront la succession d’Al Ahly Tripoli, premier champion de la BAL, absent cette année. Sept d’entre eux connaissent déjà bien la compétition : Petro Luanda, APR Rwanda, FUS Rabat, Nairobi City Thunder, ASC Ville de Dakar, Al Ahly Le Caire et Al Ahly Benghazi. Les autres, considérés comme les outsiders, sont Johannesburg Giants, Dar City, JCA Kings, Lagos Legends et Club Africain.
Ainsi, si le Sénégal reste représenté sur le parquet à travers l’ASC Ville de Dakar, la capitale sénégalaise, elle, est absente de la carte de la BAL cette saison. Un signal fort, qui relance le débat sur la place du pays dans l’organisation des grandes compétitions sportives africaines et sur la nécessité d’une vision plus ambitieuse à long terme.


Pas de commentaire