Dakar, 8 avril 2026 (VIBRACTU) – Ce qui se passe avec ce Fonds d’appui et de développement de la presse pose un vrai problème. On nous parle de transparence, de critères, de rigueur… mais dans les faits, la réalité est toute autre.
Comment peut-on parler de justice quand une grande partie des médias est laissée de côté, pendant qu’une minorité bénéficie des ressources ?
Sur 241 dossiers déposés, seuls 164 ont été retenus. Cela veut dire que des dizaines de médias ont été tout simplement écartés. Et pourtant, ce fonds est censé soutenir tout un secteur, pas une poignée d’acteurs.
Sur une enveloppe budgétaire totale de 1 900 000 000 F CFA, le montant global octroyé s’est élevé à 1 899 990 007 F CFA, ne laissant qu’un reliquat symbolique de 9 993 F CFA en fin d’exercice.
Ce qui choque surtout, c’est l’impression d’un partage fait à huis clos, sans réelle lisibilité. Les critères sont peut-être écrits dans les textes, mais leur application laisse place à beaucoup de doutes.
Qui décide réellement ? Sur quelles bases concrètes certains passent et d’autres non ?
Au final, ce « dispatching » donne le sentiment d’un processus ni démocratique, ni équitable, encore moins transparent. On a l’impression que les décisions ont été prises comme bon leur semble, sans rendre compte à l’ensemble des acteurs concernés.
Il est temps de poser les vraies questions : est-ce que ce fonds sert réellement la presse dans sa diversité ? Ou bien est-il devenu un outil de sélection au profit d’un cercle restreint ?
La crédibilité de toute une politique publique est en jeu.


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