Dakar, 18 mars 2026 (VIBRACTU) – Dans le chaos laissé par la décision de la Confédération Africaine de Football, il reste une porte. Une seule, mais essentielle : celle du Tribunal Arbitral du Sport.
Et ce n’est pas un détail. Car le TAS n’est pas une simple chambre d’enregistrement. C’est une juridiction indépendante, redoutée pour sa rigueur, et surtout connue pour remettre de l’ordre là où les instances sportives dérapent.
L’histoire récente regorge de cas où des décisions initiales ont été corrigées. En 2019, dans l’affaire opposant le Wydad Casablanca à la CAF après la fameuse finale contre l’Espérance de Tunis, le TAS a annulé la décision de faire rejouer le match, pointant des incohérences majeures dans la gestion du dossier.
Autre exemple : plusieurs clubs africains et fédérations ont obtenu gain de cause devant le TAS après des sanctions jugées disproportionnées ou mal fondées juridiquement. Dans ces affaires, le tribunal a rappelé une règle simple mais essentielle : le droit prime sur l’arbitraire.
Même au niveau international, le TAS a souvent réhabilité des équipes ou des athlètes injustement sanctionnés, en démontrant que les procédures initiales étaient entachées d’erreurs ou d’interprétations abusives.
C’est exactement sur ce terrain que le Sénégal peut espérer renverser la situation. Car le cœur du dossier ne sera pas émotionnel, mais juridique :
•Le règlement a-t-il été correctement appliqué ?
•La sanction est-elle proportionnée ?
•Les droits de la défense ont-ils été respectés ?
Si la réponse à ces questions vacille, alors tout peut basculer.
La Fédération Sénégalaise de Football a donc raison de saisir le TAS. Parce que c’est là que se joue désormais la véritable finale : celle du droit contre l’arbitraire.
Et si l’histoire du sport nous apprend une chose, c’est que les décisions les plus contestées ne sont pas toujours les dernières.
Pour le Sénégal, l’espoir est réel. Et il est à Lausanne.


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