« Aider sans exposer » : le ministre Moussa Sarr invoque le « soutoura » et justifie la dimension sociale des crédits spéciaux

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Dakar, 4 oct. 2026 (VIBRACTU) – Le débat sur les crédits spéciaux se poursuit au Sénégal, avec de nouvelles prises de position sur leur finalité et les conditions de leur utilisation. Dans une communication largement relayée sur les réseaux sociaux, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maître Moussa Sarr, met en avant leur possible dimension sociale, en s’appuyant sur le caractère « social » de la République consacré par la Constitution.

Selon le ministre, les crédits spéciaux ne concernent pas uniquement les missions régaliennes de l’État, notamment la défense, la sécurité et le renseignement. Ils peuvent également, estime-t-il, permettre à l’État de répondre à « certaines situations humaines et sociales particulièrement difficiles » ou de soutenir certaines œuvres sociales.

Maître Moussa Sarr place cette approche sous le signe du « soutoura », notion associée à la discrétion, à l’entraide et à la préservation de la dignité. « Aider sans exposer, soutenir sans humilier, agir sans porter atteinte à la dignité », résume-t-il.

Le Garde des Sceaux précise toutefois que cette dimension sociale ne saurait se soustraire aux règles de gestion publique. Il rappelle que les crédits spéciaux restent soumis aux règles budgétaires, aux procédures et aux mécanismes de contrôle prévus.

Cette position intervient dans un contexte de débat sur la transparence, la traçabilité et le contrôle de ces fonds, des questions régulièrement soulevées par l’opposition et des acteurs de la société civile.

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