Dakar, 22 juillet 2026 (VIBRACTU) – Le Sénégal boucle une réforme de gouvernance sans précédent. Après avoir doté l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) d’un Collège de sept membres recrutés par appel à candidatures, l’État lance aujourd’hui, selon la même méthode, le recrutement de son Directeur général. Une double première qui porte la signature du président Bassirou Diomaye Faye : confier le pilotage du numérique aux meilleurs profils.
Le choix est loin d’être anodin. Dans un secteur stratégique où se jouent la souveraineté technologique (gestion du spectre, données personnelles, infrastructures critiques, inclusion numérique), le chef de l’État tranche : désormais, la compétence et le mérite priment sur la cooptation. En introduisant dans la haute administration une méthode jusqu’ici réservée au secteur privé — l’appel à candidatures ouvert et compétitif — Bassirou Diomaye Faye fait de l’ARTP le laboratoire d’une nouvelle doctrine de nomination aux postes clés.
Sept Sénégalais ont déjà été sélectionnés, au terme d’un processus rigoureux, pour composer le Collège, organe délibérant de l’Autorité. Aujourd’hui, la direction exécutive emprunte la même voie. Pour la première fois dans l’histoire de l’institution, le poste de Directeur général sera pourvu par appel public à candidatures, ouvert à tout Sénégalais répondant aux critères de compétence, d’expérience et d’intégrité.
Un pouvoir encadré, loin de l’homme seul
Loin de concentrer les pouvoirs, le futur Directeur général exercera sous le contrôle du Collège, dont il prépare et exécute les décisions. Il instruira les dossiers de régulation (licences, autorisations, sanctions, tarifs, règlement des différends), représentera l’ARTP aux niveaux national, régional et international, et conseillera la Présidence ainsi que le Gouvernement sur les enjeux stratégiques du secteur.
Sa feuille de route est dense : assurer une gestion rigoureuse du spectre radioélectrique et du plan de numérotation, garantir une concurrence saine entre opérateurs, accompagner la transformation digitale du secteur postal, protéger les consommateurs et réduire la fracture numérique. Sur le plan managérial, il pilotera la performance de l’institution à travers un contrat signé avec le Collège et les ministères compétents, évalué chaque année. Une exigence de résultats en rupture avec les pratiques passées.
Le citoyen, premier bénéficiaire
Au cœur de cette réforme, le citoyen sénégalais. Un régulateur dirigé par des profils compétents, sélectionnés sur le mérite et redevables de leurs résultats, promet des services plus fiables, des tarifs plus justes et une meilleure protection des usagers. C’est aussi le gage d’un accès universel au numérique — une priorité du président de la République, pour qui aucun Sénégalais ne doit rester en marge de la révolution digitale.
En généralisant l’appel à candidatures à la tête des institutions stratégiques, le Sénégal envoie un signal fort : la gouvernance publique change de paradigme.
Avec un Collège et une direction générale recrutés sur profil, l’ARTP s’impose comme la vitrine du New Deal technologique et l’un des piliers d’un numérique sénégalais inclusif, souverain et performant.


Pas de commentaire