Dakar, 29 juillet 2026 (VIBRACTU) – La mobilisation des agents de la SN-HLM rappelle une vérité essentielle : la solidarité n’est pas un slogan, mais une force concrète capable de rétablir la justice.
Dans ce cas précis, leur engagement a abouti à la réintégration des 9 cadres licenciés arbitrairement, infligeant un revers au directeur général, hué en pleine crise par des travailleurs déterminés.
Une démonstration éclatante que l’unité peut faire plier des décisions jugées injustes.
Lorsque des travailleurs refusent l’indifférence et s’unissent, ils rééquilibrent le rapport de force et obligent les décideurs à rendre des comptes.
À l’inverse, ailleurs, on voit trop souvent des collègues, parfois complices du directeur général, applaudir ce type de décisions en lâchant avec méchanceté : « c’est bien fait pour eux ». Cette attitude, nourrie par la peur, la jalousie ou l’opportunisme, fragilise durablement le collectif et banalise l’injustice.
Pire, elle encourage les abus en donnant aux décideurs le sentiment d’une impunité tacite.
Cette séquence montre aussi que la peur ne doit jamais être le ciment d’une organisation. Une structure ne peut prospérer durablement que dans un climat de respect, d’équité et de confiance mutuelle.
En défendant leurs camarades licenciés, les agents de la SN-HLM ont en réalité défendu leurs propres droits et la dignité de leur cadre de travail.
L’enseignement est clair : une injustice tolérée aujourd’hui devient une norme demain. Mais une injustice combattue collectivement devient un précédent qui protège tous les travailleurs.
La solidarité active doit donc être érigée en règle, et non en exception.
Hadji Boubacar Kambel Dieng


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