Durcissement de la loi contre l’homosexualité au Sénégal : tollé chez des défenseurs internationaux des droits LGBT

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Dakar, 13 mars 2026 (VIBRACTU) – L’adoption par le Parlement sénégalais d’une loi durcissant les sanctions contre l’homosexualité continue de susciter de vives réactions à travers le monde. Organisations de défense des droits humains, responsables politiques et institutions internationales multiplient les prises de position pour dénoncer le texte voté dans la soirée du mercredi 11 mars.

Parmi les premières voix critiques figure le leader de la gauche française, Jean-Luc Mélenchon. Dans un message publié sur le réseau social X, le fondateur de La France Insoumise a qualifié la pénalisation renforcée de l’homosexualité de « loi civile absurde ». Selon lui, « la liberté de disposer de soi est un droit humain fondamental », estimant qu’une telle législation ne fait « qu’ajouter la persécution et l’hypocrisie ».

Cette sortie est d’autant plus remarquée que le responsable politique français avait été reçu à Dakar en avril 2024 par Ousmane Sonko, peu après l’élection du président Bassirou Diomaye Faye.

La contestation dépasse toutefois le cadre politique. Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est lui aussi dit « profondément préoccupé » par l’adoption de la loi. Dans une déclaration, il estime que ce texte va à l’encontre des principes consacrés par la Organisation des Nations unies et par la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Selon lui, la nouvelle législation risque d’exposer certaines personnes à des discriminations, à des arrestations arbitraires et à des violences, tout en limitant le travail des défenseurs des droits humains et la liberté d’expression.

Le responsable onusien a ainsi appelé le président sénégalais à ne pas promulguer la loi et à engager plutôt une réforme conforme aux engagements internationaux du pays en matière de droits humains.

Au Sénégal, la loi adoptée par l’Assemblée nationale double les peines prévues pour les « actes contre nature », désormais punis de cinq à dix ans de prison. Elle prévoit également des sanctions contre la « promotion, le soutien ou le financement » de l’homosexualité.

Alors que le texte doit encore franchir l’étape de la promulgation présidentielle, les organisations et militants favorables aux droits des personnes LGBT annoncent déjà une mobilisation internationale accrue pour tenter d’infléchir la position des autorités sénégalaises.

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