Dakar, 24 février 2026 (VIBRACTU) – Le climat social reste tendu dans le secteur de l’éducation. Le Cadre unitaire des syndicats les plus représentatifs, connu sous l’appellation G7, a annoncé le déploiement de son cinquième plan d’actions, étalé sur deux semaines, avec à la clé des débrayages et des journées de grève totale.
Le mot d’ordre démarre le mercredi 25 février 2026 par un arrêt de travail à 9 heures, suivi d’assemblées générales départementales. Le lendemain, jeudi 26 février, les syndicats observeront une grève totale sur l’ensemble du territoire.
La mobilisation se poursuivra la semaine suivante. Un nouveau débrayage est prévu le lundi 2 mars à partir de 9 heures. Le mardi 3 mars, les enseignants cesseront à nouveau le travail à la même heure, avant d’organiser des rassemblements au niveau des inspections d’académie. Le vendredi 6 mars marquera l’ultime étape de cette phase avec une grève totale.
En parallèle, le G7 maintient le boycott de plusieurs activités : les évaluations, les cellules d’animation pédagogique, les activités sportives ainsi que la formation initiale des élèves-maîtres. Les académies sont, par ailleurs, appelées à faire remonter systématiquement la situation liée à ce mot d’ordre.
À travers cette nouvelle feuille de route, le G7 entend accentuer la pression sur les autorités. Les syndicats dénoncent ce qu’ils qualifient de lenteurs dans la mise en œuvre des engagements pris et réclament des réponses claires aux préoccupations du personnel enseignant.
Tout en saluant certaines initiatives parlementaires en faveur de l’apaisement, le cadre unitaire dit attendre des mesures concrètes pour solder le passif social et restaurer un climat de confiance durable dans l’école sénégalaise.
Ce cinquième plan d’actions confirme ainsi l’enracinement du bras de fer entre les syndicats et l’État, dans un contexte où les acteurs appellent, chacun de leur côté, à une issue négociée.


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