Dakar, 4 mars 2026 (VIBRACTU) – Inculpée, placée sous contrôle judiciaire, exposée à la vindicte publique… puis blanchie. La commission d’instruction de la Haute Cour de justice a rendu un arrêt de non-lieu en faveur de l’ancienne ministre de la Femme, Ndèye Saly Dieng, dans le dossier des Fonds Covid-19. Décision notifiée le mardi 3 mars 2026 à ses avocats.
Poursuivie pour un détournement présumé de 52 millions de FCFA, elle avait été inculpée le 19 mai 2025 avant d’être placée sous contrôle judiciaire. Pour obtenir une liberté provisoire, elle avait consigné 57 millions de FCFA. Les chefs retenus étaient lourds : association de malfaiteurs, faux et usage de faux, escroquerie sur des deniers publics, détournement et complicité.
Au final, rien. Pas de renvoi devant une juridiction de jugement. Pas de condamnation. La procédure s’arrête là.
Cette issue relance inévitablement le débat sur la gestion des dossiers liés aux Fonds Covid-19. Beaucoup d’annonces, des poursuites spectaculaires, une forte exposition médiatique… et, pour ce cas précis, un non-lieu.
Dans l’opinion, la question fuse : tout ça pour ça ? Derrière les chiffres et les qualifications pénales, il y a aussi une réputation, une carrière et une image publique durablement marquées.
La justice a tranché. Reste désormais à mesurer les conséquences politiques et institutionnelles d’une affaire qui aura fait grand bruit avant de s’éteindre dans le silence d’un arrêt de non-lieu.


Pas de commentaire