Dakar, 25 août 2026 (VIBRACTU) – Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes réagit à la décision du Conseil constitutionnel déclarant irrecevable la proposition de loi portant sur le régime juridique des crédits spéciaux. Dans un communiqué publié ce 25 août 2026, les députés du groupe défendent leur initiative et assurent qu’ils entendent poursuivre le combat en faveur d’un meilleur encadrement des fonds politiques.
Pour le groupe parlementaire, le texte déposé devant l’Assemblée nationale visait avant tout à renforcer le dispositif de transparence dans la gestion publique. Pastef estime ainsi que sa proposition devait contribuer à améliorer les mécanismes de contrôle et de vérification liés à l’utilisation des fonds publics.
Dans leur communiqué, les députés accusent le président de la République d’avoir activé « tous les instruments de blocage » contre les réformes qu’il aurait pourtant promises au peuple sénégalais. Ils affirment que les fonds politiques continuent, selon eux, d’échapper à un dispositif suffisant de contrôle et de vérification, ce qui entretiendrait une gestion qu’ils qualifient d’opaque.
Le groupe parlementaire entend toutefois maintenir sa mobilisation. Malgré le recours aux différents « leviers présidentiels de blocage », Pastef-Les Patriotes réaffirme sa détermination à faire aboutir le projet d’encadrement des fonds politiques.
Cette réaction intervient le même jour que la décision du Conseil constitutionnel. Dans sa décision rendue le 25 août, la haute juridiction a déclaré irrecevable la proposition de loi n°36/2026 relative au régime juridique des crédits spéciaux, estimant notamment que certaines dispositions relevaient de la loi organique relative aux lois de finances ou du domaine réglementaire.
Pour le groupe parlementaire, ce revers ne constitue donc pas un abandon. Pastef affirme que les textes destinés à renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques « verront le jour » à terme. Le communiqué se conclut par une promesse de poursuivre cette dynamique, malgré le coup d’arrêt constitutionnel.


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