Dakar, 24 février 2026 (VIBRACTU) – La Commission des Lois de l’Assemblée nationale a acté une nouvelle étape dans les dossiers visant deux anciens ministres du régime précédent.
Les députés ont adopté à l’unanimité la résolution de mise en accusation de Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de Justice ce lundi. Il est mis en cause dans l’affaire du Parc des technologies numériques, dit « Sénégal Connect Park », où des interrogations portent sur des fonds liés à des travaux d’aménagement.
Dans une réaction ferme, l’ancien ministre, présentement hors du pays, conteste toute irrégularité. Il affirme qu’aucun rapport de la Cour des comptes, de l’IGE, de la CENTIF ou de l’IGF ne met en cause sa gestion. Selon lui, les fonds évoqués étaient privés, versés à une entreprise privée, pour des travaux réceptionnés par les services compétents. Il estime que les poursuites n’ont « aucune base légale », évoque une décision du Conseil constitutionnel sur le règlement intérieur de l’Assemblée et se dit prêt à rentrer au Sénégal pour faire face, convaincu qu’aucun mandat de dépôt ne peut être délivré contre lui.
Le dossier d’Abdoulaye Diouf Sarr, en lien avec la gestion des fonds Covid-19 relevée dans le rapport 2022 de la Cour des comptes, a été suspendu pour pièces jugées insuffisantes. Dès l’annonce de la procédure, il avait rappelé qu’aucune infraction financière ne lui était imputée. Se disant attaché à l’État de droit, il affirme vouloir répondre aux faits précis qui pourraient lui être reprochés et appelle ses partisans au calme, assurant que « la vérité des faits finira par prévaloir ».


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