LA CHRONIQUE DE BKD (45e numéro) – Élection du futur président de la FIFA : Gianni Infantino soutenu par la CAF, à quel prix pour l’Afrique ?

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Dakar, 1er mai 2026 (VIBRACTU) – Il y a des décisions qui passent mal. Et celle de la Confédération Africaine de Football de soutenir, sans débat, Gianni Infantino en fait clairement partie.

Franchement, qu’est-ce que l’Afrique gagne dans cette histoire ?
Rien. Absolument rien.

On nous parle souvent de l’argent de la FIFA. Mais arrêtons l’hypocrisie. Cet argent ne dépend pas de l’humeur de Gianni Infantino. Il est voté, il est prévu, il est dû. Que les dirigeants africains applaudissent ou non, les fédérations encaisseront leurs millions. Donc non, ce soutien n’est pas une stratégie. C’est une soumission.

Et pendant ce temps, le football africain recule. Oui, recule.

La Coupe d’Afrique des Nations, vitrine du continent, a perdu de sa stabilité. Le CHAN ? Disparu des radars, rayé du calendrier. Des compétitions reportées, bousculées, mal organisées. Une image qui se dégrade. Et dans tout ça, difficile de ne pas voir la part de responsabilité de Gianni Infantino, dont les priorités semblent ailleurs.

Mais le plus choquant, c’est la place de l’Afrique dans le football mondial.

54 fédérations. La deuxième plus grande force derrière l’Europe. Et combien de places à la Coupe du monde ? 9 ou 10.
C’est tout.
Autrement dit, l’Afrique compte… mais ne pèse pas.

Et malgré ça, ses dirigeants se lèvent pour dire « oui », sans condition, sans exigence, sans même poser une seule question. C’est grave. Très grave.

Parce qu’au fond, ce ne sont pas eux qui votent. Ce sont les pays. Les peuples. Les millions de passionnés qui vivent et respirent football. Et ces peuples-là méritent mieux que des décisions prises dans des salons feutrés, loin de leurs réalités.

L’Afrique doit arrêter d’applaudir. Elle doit commencer à exiger.
Exiger plus de respect. Plus de places. Plus de considération. Plus de stabilité pour ses compétitions.

Soutenir Gianni Infantino aujourd’hui, sans contrepartie, c’est envoyer un message simple : « Nous acceptons tout. »

Et ça, ce n’est plus du football.
C’est un renoncement.

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