Dakar, 27 oct. 2026 (VIBRACTU) – L’Assemblée nationale s’apprête à vivre une journée décisive ce mardi avec l’examen en séance plénière du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, rejeté vendredi dernier par la Commission des finances et du contrôle budgétaire. Malgré les appels au dialogue du Premier ministre Al Aminou Lo et la volonté de concertation affichée initialement par les deux parties, aucun compromis n’a été trouvé entre le gouvernement, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, et les députés de PASTEF.
La rencontre prévue lundi n’a finalement pas eu lieu, pour des raisons qui n’ont pas été précisées. Le statu quo persiste donc, dans un climat de tension entre l’Exécutif et le Législatif.
Les principaux points de désaccord concernent les arbitrages budgétaires, la réduction des crédits d’investissement, la question des fonds spéciaux et les exigences de transparence formulées par les parlementaires. L’issue du vote constitue ainsi un enjeu majeur pour le gouvernement.
En cas de blocage, l’Exécutif dispose de mécanismes constitutionnels pour tenter de faire adopter le texte. L’article 86 de la Constitution permet notamment au Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, d’engager la responsabilité du gouvernement sur un projet de loi de finances. Le texte peut alors être considéré comme adopté, sauf si une motion de censure est déposée et adoptée dans les conditions prévues par la Constitution.
Les députés disposent également de cette possibilité pour mettre en cause la responsabilité du gouvernement. De son côté, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, conserve ses prérogatives constitutionnelles concernant le maintien ou la composition de l’équipe gouvernementale.
Ce mardi, au-delà du sort de la LFR 2026, c’est la capacité des institutions à surmonter leurs divergences qui sera mise à l’épreuve.


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