Dakar, 1er mars 2026 (VIBRACTU) – Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont surpris le monde. Même avec la disparition du Guide suprême, Ali Khamenei, une question revient souvent : peut-on vraiment faire tomber le régime des ayatollahs avec des missiles ?
Un régime politique n’est pas seulement un homme. En Iran, le pouvoir repose sur une organisation solide : des institutions religieuses, les Gardiens de la Révolution, une armée structurée et un système en place depuis plus de quarante ans. Si un dirigeant disparaît, il peut être remplacé. La structure, elle, peut continuer à fonctionner.
L’histoire montre que les bombardements seuls ne suffisent pas toujours à renverser un régime. Dans le passé, lorsque l’Amérique a attaqué l’Irak de Saddam Hussein, ce n’est pas uniquement grâce aux frappes aériennes que le pouvoir est tombé. Il y a eu une invasion terrestre massive. Des soldats sont entrés dans le pays et ont pris le contrôle du territoire. C’est cette présence au sol qui a réellement changé la situation.
Dans le cas actuel, il n’y a pas d’invasion terrestre contre l’Iran. Il s’agit surtout de frappes à distance. Ces frappes peuvent détruire des bases, affaiblir des capacités militaires, envoyer un message fort. Mais elles ne contrôlent pas un pays. Elles ne remplacent pas un gouvernement.
Une guerre terrestre contre l’Iran serait très risquée. Le pays est vaste, peuplé et bien organisé. Une telle guerre serait longue et coûterait cher en vies humaines. Pour le président américain Donald Trump, chaque perte de soldat pourrait provoquer une forte pression politique dans son pays. Dans une démocratie, les pertes humaines peuvent affaiblir un dirigeant.
C’est pourquoi certains analystes pensent que les frappes actuelles servent surtout à montrer la force sans entrer dans une guerre totale. On frappe, on démontre sa puissance, mais on évite d’envoyer des troupes au sol.
Il ne faudrait pas non plus être surpris si, dans une semaine ou dix jours, Donald Trump annonce un cessez-le-feu. Dans les conflits modernes, les positions peuvent changer rapidement. Un jour, on parle de frappes massives. Quelques jours plus tard, on parle de pause ou de négociation.
L’Iran, de son côté, ne compte pas rester sans réaction. Il peut continuer à viser des positions liées aux États-Unis dans la région du Golfe. Or, plusieurs pays du Golfe accueillent des bases américaines sur leur territoire. Si la tension monte trop, ces pays pourraient eux aussi dire stop, pour éviter que la guerre ne s’installe chez eux.
Dans ce type de crise, chacun teste la force de l’autre. On frappe, on répond, on menace. Mais à un certain moment, le coût devient trop élevé : risque humain, risque économique, risque politique.
En résumé, les missiles peuvent faire beaucoup de dégâts. Ils peuvent affaiblir un régime. Mais anéantir un système politique installé depuis des décennies est beaucoup plus difficile. Cela nécessiterait une guerre terrestre, avec tous les dangers que cela implique.
La situation reste donc fragile. Entre escalade et désescalade, tout peut aller très vite. La vraie question est simple : s’agit-il du début d’un conflit plus large, ou d’une démonstration de force avant une négociation ?


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