Dakar, 4 mars 2026 (VIBRACTU) – Le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) est monté au créneau après l’adoption, le 3 mars 2026, par l’Assemblée nationale du Sénégal, du projet de loi portant organisation et fonctionnement du Conseil National de Régulation des Médias (CNRM).
Dans un communiqué rendu public, le syndicat dénonce une absence totale de concertation dans l’élaboration du texte, malgré son rôle historique dans la défense des professionnels des médias. Le SYNPICS regrette de ne pas avoir été associé aux discussions sur une réforme qu’il juge majeure pour l’avenir du secteur.
Au cœur des préoccupations : un des articles qui accorde au CNRM des pouvoirs étendus. Le texte autorise notamment l’organe de régulation à effectuer des visites et contrôles dans les entreprises de presse, à exiger la communication de documents professionnels et précise que le secret professionnel ne lui est pas opposable.
Pour le syndicat, cette disposition constitue un précédent dangereux, susceptible de fragiliser la liberté éditoriale et le principe du secret des sources.
Autre point d’inquiétude : la possibilité de fermeture administrative d’un média, de suspension de diffusion ou de blocage de contenus en ligne. Le SYNPICS redoute des conséquences sociales et un recul du pluralisme.
Il appelle ainsi les autorités à ouvrir un cadre de dialogue inclusif afin de revisiter les dispositions controversées.


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