Dakar, 6 avril 2026 (VIBRACTU) – La crise du transport routier franchit un nouveau cap. Après l’échec des discussions engagées avec les autorités durant le week-end, les syndicats ont décidé de passer à une grève illimitée, plongeant progressivement le pays dans une situation de tension.
Dans un premier temps, les négociations visaient à désamorcer le mot d’ordre initial de 72 heures. Mais très vite, les échanges se sont enlisés. Les transporteurs dénoncent un manque d’écoute et de considération, estimant que leurs préoccupations n’ont pas été prises au sérieux. En retour, les autorités affichent une ligne de fermeté, rejetant toute forme de pression et mettant en avant la nécessité de garantir la continuité du service public.
Au cœur du différend, plusieurs revendications restent entières. Les syndicats exigent notamment la fin des contrôles qu’ils jugent abusifs sur les routes, une clarification de la représentativité au sein des discussions, ainsi qu’un allègement des charges liées aux coûts d’exploitation sur le transport. Autant de points qui cristallisent les tensions et compliquent toute issue rapide.
Pendant ce temps, les conséquences se font déjà sentir sur le terrain. Si Dakar parvient encore à limiter les dégâts grâce au Train Express Régional et aux bus de Dakar Dem Dikk, la situation est bien plus préoccupante dans les régions. Les gares routières sont quasiment à l’arrêt, les déplacements interurbains fortement perturbés, et le transport de marchandises commence à ralentir, faisant planer le risque d’une hausse des prix sur les marchés.
Dans ce contexte déjà tendu, les positions restent figées. Le ministre des Transports, Yankhoba Diémé, met en garde contre tout acte d’entrave ou de vandalisme, promettant des sanctions fermes. De leur côté, les transporteurs appellent à maintenir la mobilisation, déterminés à poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
Faute de nouvelles perspectives de dialogue, la crise s’installe donc dans la durée, avec un pays suspendu à une éventuelle reprise des négociations.


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