Dakar, 19 août 2026 (VIBRACTU) – La nouvelle application « SEN TIMBRE », développée par Orange Money pour le compte de la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) et destinée au paiement des timbres fiscaux et des quittances de passeport, suscite de nombreuses réactions chez les usagers.
Il y a environ trois semaines, la plateforme Diotali annonçait l’arrêt de la vente des timbres fiscaux et des quittances pour les passeports. Depuis, les usagers doivent passer par « SEN TIMBRE » pour effectuer ces opérations. Mais ce changement ne fait pas que des heureux.
Des frais qui n’existaient pas avant
Plusieurs usagers affirment devoir payer des frais supplémentaires avec la nouvelle application, alors qu’avec Diotali, l’achat du timbre se faisait sans surcoût. L’un d’eux évoque 200 francs CFA de frais constatés lors d’une opération, contre une démarche jusque-là gratuite au bureau de la DGID.
Un seul moyen de paiement imposé
Avec Diotali, plusieurs solutions de paiement coexistaient. Aujourd’hui, les paiements sur « SEN TIMBRE » sont orientés vers MaxIt : les usagers de Wave et d’autres services ne peuvent plus utiliser librement leur moyen de paiement habituel. Pour beaucoup, c’est là le vrai problème : pourquoi restreindre le choix du citoyen quand plusieurs services existent déjà sur le marché ?
« Les clients doivent avoir le droit d’utiliser l’option qui leur convient », résume un commentaire relevé sur les réseaux sociaux.
Une application jugée peu fiable
Sous une publication de GP Hann sur Facebook, les témoignages s’accumulent : lenteurs d’ouverture, chargements interminables, échecs de transaction (« ça ne vient même pas »), application jugée « très chargée ». La lenteur de MaxIt elle-même est également pointée du doigt.
Colère et menace de recours
« Plainte collective à la Commission nationale de la concurrence rek », écrit un internaute. D’autres rappellent qu’avant, l’achat sur place se faisait sans frais.
La revente s’invite dans le débat
Autre phénomène signalé : l’apparition de revendeurs proposant le timbre passeport à 22 000 francs CFA, contre un tarif officiel de 20 000 francs CFA – une pratique que les autorités devraient vérifier et encadrer.
Les questions qui restent sans réponse
Les usagers attendent des explications de la DGID sur plusieurs points : pourquoi la collaboration avec Diotali, qui avait fait du Sénégal le premier pays d’Afrique à dématérialiser le timbre fiscal, a-t-elle pris fin ? Quels sont exactement les frais appliqués par SEN TIMBRE ? Pourquoi plusieurs moyens de paiement ne sont-ils plus disponibles ? Et quelles mesures sont prévues pour résoudre les problèmes de lenteur signalés ?
Pour un service public, la priorité devrait rester simple : permettre au citoyen de payer facilement, à un coût clairement connu, et avec le plus grand choix possible.


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