Dakar, 9 juillet 2026 (VIBRACTU) – Le député-maire de Mbao, Abdou Karim Sall, a vivement réagi aux récentes nominations d’anciens ministres PASTEF par le nouveau président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Il dénonce une pratique en contradiction avec les principes de gouvernance prônés par les autorités.
Dans un texte publié et largement relayé, l’honorable parlementaire remet en cause la portée du slogan « Jub, Jubal, Jubanti », qu’il considère aujourd’hui mis à rude épreuve par l’actualité. Selon lui, le recyclage de plusieurs ex-membres du gouvernement, moins d’un mois après leur départ, « n’a rien du Jub, encore moins du Jubal ou du Jubanti ».
Abdou Karim Sall estime que ces nominations, qu’il juge contraires aux exigences de décence, de pudeur et de bonne gouvernance, traduisent plutôt une continuité des pratiques anciennes. Il ironise ainsi sur l’avènement d’une nouvelle ère qu’il qualifie de « MMM » (Moss, Mossat, Mossal).
L’élu souligne également que cette stratégie ne produirait pas d’effets financiers immédiats, les intéressés ne pouvant, selon les règles en vigueur, percevoir leurs salaires avant janvier 2027. Il avance toutefois un objectif politique sous-jacent, évoquant une possible reconfiguration de l’Assemblée nationale au profit du parti au pouvoir, PASTEF, notamment en cas de dissolution anticipée.
Enfin, Abdou Karim Sall regrette ce qu’il perçoit comme un éloignement des promesses initiales de rupture, affirmant que « le Yateye et le Mateye » semblent désormais dominer la scène politique, deux ans après les engagements annoncés.
Cette sortie du député-maire de Mbao relance le débat sur la cohérence entre les discours et les actes au sommet de l’État.


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