(Contribution) – Sénégal d’abord : La main invisible du néocolonialisme et l’autopsie d’une félonie souverainiste (Par Alioune DIAL)

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Le véritable panafricanisme ne s’encombre pas de litanies abstraites : il s’enracine dans la souveraineté nationale de notre pays. Il réside dans l’intransigeance morale de notre peuple, dans la sanctuarisation de nos ressources pour nos enfants, et dans le refus catégorique de voir notre République pilotée par télécommande depuis des chancelleries étrangères.

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas une simple divergence d’appareil : c’est le choc frontal entre l’aspiration d’un peuple à sa dignité et la frénésie de Sénégalais de façade, prêts à brader l’honneur national pour un strapontin ou une prébende.
Pour comprendre l’origine de ce vertige moral, il faut jeter un regard brut sur la panique qui s’est emparée de ceux dont les privilèges s’effondrent. Observez la jubilation indécente de ce ramassis d’orphelins du système, cette Sainte-Alliance des rentiers paniqués par la fin du festin !

D’un côté, une opposition intellectuellement sinistrée qui, depuis 2019 , n’a pas fait évoluer son logiciel d’un millimètre : zéro contre-proposition économique, zéro vision stratégique, zéro débat sur la souveraineté. Incapables d’élever le débat au niveau des enjeux de la Nation, ils se réduisent à une obsession maladive contre la personne d’Ousmane Sonko par le dénigrement physique, l’attaque ad hominem, le procès d’intention et la calomnie obsessionnelle.

De l’autre côté, les transhumants et marchands du temple de PASTEF, ces soi-disant « cadres » de la première heure guidés par l’argent, l’obsession du gain et l’appel du ventre, qui ont vendu des années de lutte pour une poignée de pièces d’argent. Ajoutez-y une « Société Civile » de comptoir pleurant ses jetons de présence, et des mercenaires de la presse qui s’agitent hystériquement.

Soyez en certain, on comprend votre rage : c’est Ousmane Sonko lui-même, durant son passage à la Primature, qui avait eu le courage républicain de fermer le robinet des subventions de complaisance, des chantage à la une et du racket institutionnel. Et depuis son limogeage, toute cette meute est aux abois, salivant dans l’ombre et guettant avidement leur gain, leur pitance et leur récompense pour avoir aidé à faire tomber le colosse.

Pourtant, le plus douloureux dans ce spectacle n’est pas le bruit de ces profiteurs aux abois, mais l’affaissement tragique de ce qui devait incarner le salut de tout un peuple. Face à ce vaudeville, des interrogations hantent l’esprit de chaque citoyen épris de justice :

Comment l’espoir d’un peuple, porté par le souffle d’une rupture historique et le sacrifice des martyrs, a-t-il pu se retrouver piégé par les forces mêmes qu’il devait combattre ?

Par quel maléfice psychologique cet idéal de renouveau, forgé dans la souffrance, la prison et le sang des patriotes, a-t-il pu prêter une oreille complaisante aux sirènes du reniement ?

Comment a-t-on pu laisser des ingénieurs de la division armer le bras des bourreaux d’hier et dérouler le tapis rouge à ces transhumants affamés contre le principal artisan de la libération nationale ?

Et surtout, d’où vient cette exécration maladive contre Ousmane Sonko ? Mais cette dernière question me fait croire que n’ayant aucun argument politique ou stratégique sérieux à lui opposer, cette oligarchie s’épuise depuis des années dans le caniveau avec des cabales sur sa personne et des prétextes grotesques qu’elle s’est avérée incapable de prouver devant l’Histoire.

Quand on est intellectuellement incapable d’attaquer le Projet, on attaque l’homme.
C’est précisément sur cette faiblesse de l’esprit que les manipulateurs de l’ombre ont bâti leur plus grande illusion politique. Incapables d’affronter la légitimité populaire d’Ousmane Sonko sur le terrain des idées, ces valets de chancellerie ont distillé leur venin avec une lâcheté consommée : chuchoter dans les couloirs du pouvoir que la fermeté effrayait le FMI, que le discours de rupture brusquait les bailleurs, et qu’il fallait guillotiner le Premier ministre pour obtenir le brevet de fréquentabilité internationale.

Au final, en cédant à cette manipulation grossière et en échafaudant une nouvelle écurie politique pour abriter les transhumants du dimanche et torpiller le camp de la rupture, le pouvoir s’est mis à nu, se désarmant lui-même devant ceux qui voulaient l’étouffer au berceau.

Mais c’était compter sans la lucidité d’un peuple qui a appris à lire entre les lignes de la trahison. Les ingénieurs de la félonie ont commis une erreur d’appréciation fatale, car le peuple sénégalais retient et ne marchandera pas son honneur et ne se laissera plus distraire par la calomnie.

Le peuple a signifiera son mépris à cette opposition sans idées, à ces transhumants de la dernière heure et à cette presse vendue qui attend sa récompense.

Le peuple sénégalais rappellera une vérité immuable : les hommes s’attaquent à la personne, mais le peuple choisit le Projet. On ne construit pas l’avenir d’une République sur les fondations mouvantes de l’ingratitude, de la calomnie et du mercenariat politique.

Au-delà de la joute électorale et du théâtre des vanités politiques, une question lancinante interpelle désormais notre conscience collective :
Qu’enseignons-nous à nos enfants ?

  • Est-ce cela le modèle de société que nous voulons offrir à la jeunesse sénégalaise?
  • L’apprentissage du reniement comme mode de carrière ?
  • Le triomphe de la trahison en guise de vertu républicaine ?
  • La glorification du coup de poignard dans le dos comme preuve de maturité politique ?

Si la parole donnée ne vaut plus rien, si l’espoir d’un renouveau forgé dans la souffrance des cachots se vend pour des maroquins et des chèques en bois, alors quel sens donnons-nous au JOM , à la loyauté et à la dignité que nos ancêtres nous ont légués ?

Refusons de faire de l’ingratitude le nouveau code d’honneur de notre République. Nos enfants méritent d’apprendre que la fidélité aux principes, le courage face à la cabale et le don de soi pour la Patrie l’emporteront toujours sur les petits calculs des marchands du temple.

Alioune DIAL
Membre PASTEF France et MONCAP Diaspora

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