Commissions d’enquête et fonds Jamm Casamance : Aly Ngouille Ndiaye dénonce le « show » et appelle à la discrétion

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Dakar, 15 oct. 2026 (VIBRACTU) – L’ancien ministre de l’Intérieur et maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, critique la multiplication des commissions d’enquête parlementaires. Pour lui, les députés feraient mieux de s’intéresser aux affaires récentes qui touchent directement les populations plutôt que de revenir sur d’anciens dossiers.

Interrogé par Sénégal7, il estime que certaines de ces commissions ne répondent pas aux véritables urgences du pays. « Ce n’est que du show », déplore-t-il, invitant les parlementaires à examiner en priorité la gestion des fonds publics.

Il cite notamment les 8 milliards de FCFA annoncés par l’État pour soutenir les victimes des inondations provoquées par la crue du fleuve Sénégal à Bakel. Selon ses propos, un maire, celui de Balou, affirme n’avoir reçu aucun financement. Aly Ngouille Ndiaye demande ainsi que la lumière soit faite sur la destination de cette enveloppe. Il évoque également une autre somme de 5 milliards de FCFA dont l’utilisation mérite, selon lui, des explications.

Fonds Jamm-Casamance : un dossier sensible à préserver de l’exposition publique

Sur la question des fonds Jamm liés à la Casamance, Aly Ngouille Ndiaye défend une position différente. Il ne présente pas ce dossier comme faisant l’objet d’une enquête parlementaire, mais insiste sur son caractère particulièrement sensible.

L’ancien ministre s’oppose à toute diffusion en public des auditions portant sur ce type de questions. Selon lui, certains dossiers touchant aux affaires de l’État ne doivent pas être exposés aux yeux de tous. Il rappelle que la justice elle-même peut examiner certaines affaires à huis clos lorsque leur nature le justifie.

Pour Aly Ngouille Ndiaye, la recherche de la vérité ne doit donc pas nécessairement passer par une médiatisation totale des procédures. Il estime que la sensibilité de ces questions exige de la retenue et de la discrétion.

À travers ses déclarations, l’ancien ministre invite ainsi les députés à mieux définir leurs priorités et appelle à davantage de prudence dans le traitement public des dossiers sensibles.

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