Dakar, 3 sept. 2026 (VIBRACTU) – Deux étoiles, une nation : les Lions du Sénégal et la CAN 2025 est le récit d’une aventure sportive qui dépasse largement les limites d’une compétition de football. À travers cet ouvrage, préfacé par Maître Augustin Senghor, ancien président de la Fédération Sénégalaise de Football, l’auteur Boubacar Kambel DIENG raconte, avec un regard journalistique et une approche chronologique, le parcours des Lions du Sénégal jusqu’au deuxième sacre continental de leur histoire. Le livre plonge le lecteur dans les coulisses de la Tanière, depuis la préparation jusqu’au couronnement final à Rabat, en passant par les matches de groupes, les rencontres à élimination directe, les moments de doute, les choix tactiques, les performances individuelles et la ferveur populaire.
L’ouvrage se veut avant tout une mémoire de cette CAN 2025. Il ne raconte pas uniquement les buts et les résultats. Il s’intéresse également aux silences, aux entraînements, aux conférences de presse, aux réactions des joueurs, aux choix du sélectionneur, aux petits détails qui construisent progressivement une équipe capable d’aller jusqu’au bout. Comme le souligne l’auteur, le livre raconte « les buts, bien sûr, mais aussi les silences, les regards, les doutes, les discours d’avant-match, les gestes de solidarité ».
Le fil rouge de cette aventure est contenu dans une formule particulièrement forte : « Une étoile en héritage, une autre à conquérir ». Cette phrase résume toute la philosophie de l’ouvrage. L’étoile de 2021 appartient désormais à l’histoire. Mais elle constitue également le socle sur lequel une nouvelle génération doit construire son propre héritage. Le Sénégal ne participe donc pas à cette CAN comme un simple prétendant. Il arrive avec le statut d’une sélection devenue incontournable sur le continent, forte de son expérience, de ses cadres et d’une génération montante déterminée à écrire une nouvelle page de l’histoire.
Le livre revient ainsi sur la composition du groupe de Pape Thiaw, mélange d’expérience et de jeunesse. Sadio Mané et Idrissa Gana Gueye participent à leur sixième CAN, tandis que Kalidou Koulibaly et Ismaïla Sarr en sont à leur cinquième. Derrière ces cadres se trouvent des joueurs confirmés comme Pape Gueye, Pape Matar Sarr, Boulaye Dia ou Habib Diallo, mais aussi une nouvelle génération représentée notamment par Ibrahim Mbaye, Assane Diao, El Hadji Malick Diouf, Habib Diarra, Mamadou Sarr et Yehvann Diouf.
Cette diversité générationnelle constitue l’une des grandes forces de la sélection. Les anciens portent la mémoire des précédentes campagnes africaines, tandis que les jeunes découvrent l’exigence particulière d’une Coupe d’Afrique des nations. Le livre montre comment ces différentes générations apprennent à évoluer ensemble autour d’un même objectif : ramener une nouvelle fois le trophée au Sénégal.
Le récit s’installe ensuite au Maroc, à Tanger, où les Lions prennent progressivement leurs marques. Dès leur entrée en compétition, ils affichent leurs ambitions. Face au Botswana, le Sénégal s’impose 3-0 dans une rencontre maîtrisée, construite « avec patience, autorité et efficacité ».
Cette victoire lance idéalement la campagne sénégalaise.
La phase de groupes confirme cette impression de maîtrise. Les Lions terminent premiers du groupe D avec deux victoires et un match nul, sept buts inscrits et un seul encaissé. Le Sénégal avance avec sérieux, sans précipitation et avec cette identité que l’ouvrage résume par une formule simple : « solide, collective, disciplinée, mais capable aussi d’éclats individuels quand le moment l’exige ».
Puis vient le temps des matches à élimination directe, là où chaque erreur peut mettre fin au rêve. Face au Soudan en huitième de finale, les Lions confirment leur solidité et leur capacité à répondre présents dans les moments importants. Sadio Mané y joue un rôle majeur en délivrant deux passes décisives. Le livre souligne alors une nouvelle étape dans la carrière du capitaine emblématique du Sénégal : avec neuf passes décisives, il devient le meilleur passeur de l’histoire de la CAN.
En quart de finale, le Sénégal retrouve le Mali. Pape Thiaw procède à des choix importants, notamment avec le retour de Kalidou Koulibaly et la titularisation d’Iliman Ndiaye. Ce dernier se montre décisif en inscrivant l’unique but de la rencontre à la 27e minute. Le Sénégal s’impose 1-0 et décroche son billet pour les demi-finales.
La demi-finale face à l’Égypte constitue un autre chapitre majeur du livre. Le Sénégal affronte une nation septuple championne d’Afrique, dans une rencontre chargée de souvenirs, notamment ceux de la finale de 2021. Dans un match fermé et particulièrement disputé, les Lions font preuve de patience et de résilience avant que Sadio Mané ne surgisse pour inscrire le but de la qualification. Le Sénégal gagne 1-0 et se qualifie pour sa quatrième finale de CAN, la troisième en quatre éditions.
À l’approche de la finale contre le Maroc, l’ouvrage donne une place importante à la dimension humaine de cette aventure. Derrière le maillot national se cachent des histoires personnelles, des héritages familiaux et des rêves individuels. Mamadou Sarr pense à son père, Pape Sarr, qui avait disputé la finale de 2002 sans pouvoir soulever le trophée. Pathé Ciss veut, lui, marcher dans les pas de son frère Saliou Ciss, champion d’Afrique en 2021. Ainsi, écrit le livre, le Sénégal ne joue pas « seulement pour un titre », mais aussi « pour ses valeurs, ses histoires personnelles et un rêve collectif partagé par tout un peuple ».
Puis vient la grande finale contre le Maroc, disputée au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Le livre revient sur le poids historique de cette rencontre : le Sénégal cherche une deuxième étoile, tandis que le Maroc veut s’imposer à domicile. Les statistiques, l’histoire et les trajectoires des deux sélections annoncent un affrontement au sommet du football africain.
La finale est à l’image de toute la compétition : intense, difficile et indécise. Le Sénégal doit souffrir. Les Lions reculent, défendent, résistent et refusent de céder. « Les Lions plient sans rompre », écrit l’auteur.
La délivrance intervient finalement en prolongation. Pape Gueye trouve l’ouverture d’une frappe précise et inscrit le but qui offre au Sénégal sa deuxième étoile. Ce but constitue également le 100e but de l’histoire du Sénégal à la CAN. Homme du match, Pape Gueye achève ainsi une compétition remarquable avec trois réalisations.
Le sacre est également celui de Sadio Mané, désigné meilleur joueur de la CAN 2025 pour la deuxième fois de sa carrière après 2021. Le livre raconte un moment particulièrement symbolique au moment de la remise du trophée : Idrissa Gana Gueye, capitaine lors de la finale, pense à Kalidou Koulibaly, absent de la rencontre, avant que ce dernier ne désigne à son tour Sadio Mané pour soulever la Coupe. Un geste qui illustre parfaitement l’esprit collectif du groupe.
Mais la véritable dimension du sacre se trouve ailleurs : dans la communion entre l’équipe et le peuple. Partout au Sénégal et dans la diaspora, les matches des Lions ont suspendu le quotidien. Les rues se sont remplies, les familles se sont réunies et les couleurs nationales ont envahi les villes et les quartiers. Le livre rappelle que « chaque match des Lions suspend le temps » et que cette ferveur accompagne chaque étape du parcours.
La victoire devient ainsi un moment d’unité nationale. « Cette victoire est celle des Lions, mais aussi celle de tout un Sénégal debout, uni et fier », souligne l’ouvrage.
Enfin, le livre ouvre une perspective sur l’après-CAN. Le deuxième sacre propulse le Sénégal à la 12e place mondiale, son meilleur classement FIFA historique selon l’ouvrage. Cette progression traduit une réalité plus profonde : les Lions ne sont plus seulement une équipe capable de réaliser des coups d’éclat. Ils se sont installés dans la durée parmi les grandes sélections du continent et du football mondial.
Au fond, Deux étoiles, une nation raconte donc une victoire, mais surtout un chemin. Celui d’une sélection qui a appris de ses défaites de 2002 et 2019, savouré sa délivrance de 2021 et confirmé sa maturité en 2025. C’est le récit d’une transmission entre générations, d’une équipe soudée autour d’un même idéal et d’un peuple qui a fait du football un formidable espace de communion.
Une étoile avait été conquise en 2021. Une autre était à conquérir. Au Maroc, les Lions l’ont finalement décrochée au bout de la patience, de la solidarité, du courage et du mental. Deux étoiles désormais inscrites sur le maillot, mais surtout gravées dans la mémoire d’une nation.


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