Second rejet de la LFR 2026 : les députés de PASTEF s’expliquent…, Mimi Touré, Abdou Mbow et Mbaye Dione critiquent le blocage

Views
IMG 20261031 WA0005

Dakar, 31 oct. 2026 (VIBRACTU) – Le rejet, vendredi, pour la seconde fois, du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a justifié son opposition par plusieurs désaccords avec le Gouvernement. Les députés de la majorité évoquent notamment un manque de sincérité dans la présentation du déficit et de la dette, des mesures jugées insuffisantes contre la vie chère, des choix contestés en matière d’investissements publics et un déficit de transparence dans la communication de certains documents budgétaires.

Le groupe parlementaire dénonce également le refus de rationaliser les agences publiques et de mieux encadrer les fonds spéciaux. Il affirme toutefois rester disponible pour un dialogue avec le Gouvernement en vue de parvenir à un budget qu’il juge plus réaliste et mieux adapté aux préoccupations des Sénégalais.

Cette décision a provoqué des réactions critiques dans les rangs d’autres responsables politiques. Aminata « Mimi » Touré, superviseure générale de Kiiraay, déplore ce nouveau blocage et estime que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, devra prendre toutes ses responsabilités, conformément aux prérogatives que lui confère la Constitution, afin de trouver une issue à cette situation.

Des députés membres de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, notamment Abdou Mbow et Mbaye Dione, ont également exprimé leurs préoccupations face à ce rejet. Ils ont dénoncé une situation qui complique l’examen et l’adoption du texte budgétaire.

Ce nouvel épisode intervient après le premier rejet du PLFR en commission et le renvoi du texte pour un nouvel examen à la demande du Gouvernement. Le projet de loi doit désormais être soumis à la séance plénière de l’Assemblée nationale, prévue mardi 3 novembre.

L’issue de ce vote sera déterminante pour la suite de la procédure budgétaire et pour les relations entre le Gouvernement et la majorité parlementaire.

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *